À propos

 

Pontecorvo est avant tout un oeil, un oeil ubiquitaire. L'oeil du voyeur d'abord, qui ne laisse rien au hasard : pas un mouvement ni une fixité, pas un angle ni une rondeur, pas une ombre ni une lueur ne lui échappent. L'oeil de l'esthète aussi, qui ne fait aucune concession à la facilité : l'anecdote s'esquive d'elle-même au profit de la peinture.

Ce regard subaigu intervient partout : il traque le paysage, analyse l'être humain, ranime l'objet inanimé; il capte en eux la lumière, la mouvance, l'intériorité, et les projette sur la toile dans leur intégrité.

Cet oeil polyvalent, sagace, boulimique et omniprésent dispense une harmonie sereine et une réalité sans emphase, à travers un classicisme nullement suranné, simplement renouvelé, parfaitement assimilé.

Peintre de tradition, Pontecorvo est l'héritier à la fois des hollandais, par son travail acharné sur la lumière et des italiens, par l'agencement minutieux de sa composition et l'utilisation de ses pigments.

Peintre d'aujourd'hui également, il oscille entre un réalisme romantique et réalisme moderne, la précision photographique s'unissant à l'émotion diffuse, la rigueur de la construction s'alliant à la liberté de facture. En outre, un expressionnisme sous-jacent propulse son art au-delà de la simple figuration et maintient le peintre dans la lignée des visionnaires. Ainsi, voyant et voyeur, idéaliste et pragmatique, l'art de Pontecorvo est un art équilibré, d'une grande tenue, d'une richesse incontestable et qui n'exclut pas cette mystérieuse unicité que secrète toujours l'authentique peinture. 

 

ARTS GRAPHIQUES

Obsédé par tout ce qui est création visuelle, Alain Pontecorvo, diplômé des Arts Décoratifs et Major de l'école Estienne, se dirige vers les arts graphiques et la publicité -une dizaine d'agences dont 14 années chez RSCG- avant de revenir enfin à sa passion d'enfance et d'adolescence : Le dessin et la peinture. L'artiste a enrichi son regard, perfectionné sa technique. Il se plait à fixer dans ses toiles un certain et immuable quotidien qu'il tente de transcender par une rigueur de la composition et les nuances indissociables de l'ombre et de la lumière. Mais face à la nature il tient à conserver avant tout modestie et humilité.

 

 

 

 

Alain Pontecorvo réalise en 1966 la couverture du magazine d'art graphique de référence internationale ; GEBRAUCHSGRAPHIK.

Dans le magazine Idea (1989), il figure dans le top 100 des meilleurs graphistes.

ATELIER

Un appartement baigné de lumière et une vue qui surplombe Paris

 

 

 

 

Ce 13ème étage dans le 15ème arrondissement, est d'abord le lieu de vie de la famille avant de devenir le cocon de l'artiste. Chaque pièce est dédiée à son art, y compris la chambre de son fils transformée en réserve de toiles et de dessins.

 

 

L'atelier et l'artiste ne font qu'un, de métamorphose en métamorphose, ils se réinventent.


 

C'est le lieu d'une vie inspirée par un panorama, par l'énergie d'un quartier, un appel, une évidence, à quelques pas des magasins de couleurs et d'encadrements, mythiques fournisseurs des peintres depuis l'atelier de la Grande Chaumière.

 


 

C'est là qu'Alain vit depuis 1976 et qu'il peint et dessine quotidiennement. Il aime contempler le ciel,  il le regarde au moins deux heures par jour, là où le citadin moyen ne l'aperçoit que 10 minutes par semaine.

 

Il observe la vie qui s'anime, vue plongeante sur le boulevard Pasteur, le square Max Hymans et le bal des merles, pigeons biset, mouettes, faucons crécerelle, palombes ou corneilles qui cohabitent plus ou moins bien à coup de bec.



C'est dans l'intimité de cette tour d'ivoire, que le peintre fait asseoir ses portraits dans son fauteuil à géométrie variable, comme une signature, la preuve d'un passage dans un atelier suspendu dans le ciel.